Centre de Stockage des Déchets non Dangereux

(CSDND) de Schaffhouse-pres-Seltz / Wintzenbach

Route de Napoléon RD 468
67470 WINTZENBACH
Tél/Fax : 03.88.86.18.22
 
 
Du lundi au vendredi
De 7h à 12h et de 13h à 15h
 
 

DE LA DECHARGE BRUTE COMMUNALE AU CENTRE DE STOCKAGE…

Il y a plus de 35 ans nos déchets ménagers étaient pour la plupart enfouis dans des décharges brutes communales non contrôlées. Aujourd’hui la préoccupation environnementale a investi le domaine des déchets, les décharges sont devenues des Centres de Stockage, sites « industriels » contrôlés.

LE CENTRE DE STOCKAGE DU SMICTOM DU NORD DU BAS-RHIN EXISTE DEPUIS 1977

Il se trouve sur l’emplacement de la décharge communale de Seltz et une ancienne carrière de tuiles. Il accueille annuellement quelques 22 000 tonnes d’ordures ménagères collectées en porte à porte et de « non-recyclables » issus des 11 déchèteries du SMICTOM du Nord du Bas-Rhin.

LE CSDND EST UNE ICPE

Une ICPE est une Installation Classé pour la Protection de l’Environnement (ICPE) autorisée par le Préfet (arrêté préfectoral du 28 novembre 2006) et exploitée de façon à limiter son impact sur l’environnement.

L’EXPLOITATION DES CASIERS

Le Centre de Stockage de Déchets Non Dangereux accueille les déchets qui sont collectés en porte à porte dans les différentes communes membres du SMICTOM du Nord du Bas-Rhin, ainsi que les bennes « non-recyclables » issues des déchèteries.

La benne d’ordures ménagères ou de « non-recyclables » se présente au poste de contrôle pour y être pesée et passe devant le portique de détection de radioactivité. Un premier contrôle visuel est aussi réalisé à l’aide d’une caméra, afin de vérifier la conformité du déchet.

Une fois la provenance et la nature des déchets identifiées, le camion est dirigé vers le casier en exploitation pour y déverser son contenu. Un second contrôle visuel est réalisé pendant le déchargement.

Un « traxcavateur » (chargeur sur chenilles) pousse les déchets sur l’alvéole, puis un engin appelé « compacteur » muni de roues à « pieds de mouton » les compacte pour d’une part gagner de la place et d’autre part éviter la formation de poches de biogaz qui peuvent être à l’origine de départ de feu.

Quand l’alvéole est pleine, on recouvre les déchets d’une épaisse couche de terre qui sera revégétalisée comme l’a été l’ancien site Wintzenbach 1 en respectant l’intégration paysagère du site.

LE SITE ET SES EXTENSIONS

L’ensemble du site se décompose en plusieurs zones :

WINTZENBACH 1

C’est le site le plus ancien. La règlementation de l’époque n’était pas aussi contraignante (pas d’étanchéité de fond de casier). Ainsi les déchets reposent sur le terrain naturel argileux. Depuis fin 2005, cet espace n’est plus exploité et les déchets ont été recouverts de plus d’un mètre de terre. Le dôme a été engazonné et équipé de puits de captage du biogaz et des lixiviats, ainsi que d’un fossé périphérique destiné à drainer les eaux de pluie.

WINTZENBACH 2

Ce secteur exploité jusqu’en octobre 2007 se situe dans le prolongement de Wintzenbach 1. Les talus ont été aménagés de façon à limiter la pénétration des eaux de pluie. Actuellement le site est bâché. Le massif va se tasser, par la suite une couverture végétale pourra être envisagée.
L’ensemble de Wintzenbach 1 et Wintzenbach 2 représente une surface de 8 hectares.

WINTZENBACH 3

Mis en exploitation en 2007, c’est le premier casier de l’extension du CSDND qui s’étendra sur une surface de 4,5 hectares (soit 6 casiers au total). Ce casier de 80 ares est le plus grand casier des six à venir.

WINTZENBACH 4

Le casier a été mis en exploitation en 2010.
L’ensemble Wintzenbach 3 / Wintzenbach 4 devrait permettre d’accueillir des déchets pendant environ 8 ans.
Selon les apports de déchets au CSDND, ces casiers seront remplis courant 2015-2016.
Le casier Wintzenbach 5 prendra le relais pour une continuité dans le traitement des déchets.

WINTZENBACH 5

Le futur casier est en projet de construction et devrait être réalisé en 2013-2014.

 

LES EQUIPEMENTS DESTINEES A MAITRISER L’IMPACT DU CSDND SUR L’ENVIRONNEMENT : EAU - SOL - AIR

LIMITER LES IMPACTS SUR L’EAU ET LES SOLS EN EVITANT LE CONTACT DES DECHETS AVEC LE MILIEU NATUREL

Le CSDND repose sur un terrain naturel argileux de très faible perméabilité qui ralentit fortement la vitesse de diffusion d’une hypothétique eau polluée (plus de 30 ans pour parcourir 1 mètre).
Par ailleurs, le fond des casiers du CSDND creusé dans cet argile est étanché par une géomembrane en plastique (PEHD) soigneusement soudée pour renforcer l’imperméabilité de l’équipement.

Barrière passive ou étanchéité naturelle :

dans le cas de notre site, l’imperméabilité naturelle a dû être renforcée par ajout de kaolinite (argile) au lœss sur 3 mètres d’épaisseur. Des tests de compactage ont permis de vérifier la conformité du résultat obtenu.

Barrière active ou étanchéité rajoutée :

afin de renforcer l’isolement des futurs déchets qui seront déposés dans le casier, différents matériaux vont être superposés :

  • un géotextile anti-poinçonnant,
  • une membrane d’étanchéité,
  • une couche drainante de gravier de 50 cm servant à récupérer les lixiviats au fond du casier,
  • des drains posés dans la couche de gravier drainant,
  • un géotextile anti-poinçonnant.

LIMITER LE TEMPS DE SEJOUR DES EAUX EN FOND DE CASIER

Les eaux de pluie qui tombent sur les déchets s’infiltrent dans le massif et sont retenues au fond par la géomembrane. Cette eau dénommée lixiviat, est fortement polluée par sont contact prolongé avec les déchets, mais ne s’accumule pas au fond du casier : elle est extraite par pompage continu grâce à des puits forés dans les déchets.

LIMITER LES INFILTRATIONS DANS LE MASSIF DE DECHETS

Certaines parties du site, comme Wintzenbach 2 sont recouvertes d’une membrane plastique temporaire pour limiter l’infiltration des eaux, avant d’être totalement réaménagées par une couverture de terre (comme Wintzenbach 1) qui réduira efficacement les infiltrations d’eau de pluie : une eau non infiltrée est une eau non polluée qui n’aura pas été en contact avec les déchets.

TRAITER LES EAUX POLLUEES (LIXIVIATS) AVANT REJET DANS LE MILIEU NATUREL

Les lixiviats collectés sont traités dans une station de traitement sur site qui permet par un double procédé biologique (des bactéries) et mécanique (des filtres) de rejeter dans le milieu naturel (un fossé conduisant au cours d’eau Schiffersbach). Les eaux sont l’objet d’analyses périodiques pour garantir des rejets répondant aux normes en vigueur.

CAPTER LE BIOGAZ POUR REDUIRE LES IMPACTS SUR L’AIR

Le biogaz provient de la fermentation de la fraction organique des déchets (il est à l’origine des coups de grisou dans les mines de charbon). Aussi pour éviter tout danger d’incendie ou d’explosion, afin de limiter les émissions d’odeurs, ce gaz est collecté à partir d’un réseau de puits forés dans les déchets. Puis il est dirigé vers une torchère où il va être brûlé à une température de 900°. La torchère détruit actuellement 200 m3 de biogaz par heure. L’incinération dans la torchère permet en particulier d’éliminer les composés soufrés (odeur d’œuf pourri). A ce jour le gaz n’est pas valorisé sous forme d’électricité ou de chaleur, mais un projet est à l’étude.

SURVEILLER LA QUALITE DES EAUX SOUTERRAINES POUR DETECTER D’EVENTUELLES POLLUTIONS

Tout autour du site, des piézomètres servent à suivre la qualité des eaux souterraines par des prélèvements trimestriels afin de s’assurer que le site est bien étanche et qu’il n’y a pas de fuites de pollution dans l’environnement proche.

 

DE NOMBREUX INTERVENANTS AU SERVICE DE LA GESTION DU SITE TITULAIRE DE LA CERTIFICATION ENVIRONNEMENTALE ISO 14 001 DEPUIS DECEMBRE 2008

La gestion du CSDND fait intervenir des acteurs très divers, agents du SMICTOM du Nord du Bas-Rhin et prestataires extérieurs.

Les agents du SMICTOM, par leur présence permanente sur le site, effectuent des vérifications et une surveillance constante (des consommations électriques ou d’eau, de l’état des fossés d’évacuation des eaux, de bon fonctionnement de la station de traitement des lixiviats…) afin d’identifier rapidement des dysfonctionnements et mettre en place des actions correctives ou d’amélioration continue de la gestion du site. Le SMICTOM mobilise également des prestataires, par exemple pour l’exploitation de sa station de traitement, pour la maintenance des équipements de collecte des lixiviats et du biogaz ou pour la réalisation des analyses d’eaux.

En élaborant ce Système de Management Environnemental, le SMICTOM du Nord du Bas-Rhin aura été un précurseur pour les collectivités territoriales de même compétence. Cette démarche constitue un gage de méthode et d’évolution constante des résultats pour une meilleure intégration de notre activité dans l’environnement.

 
Eco-emballages
ADEME
Conseil général du Bas-Rhin
 
 

SMICTOM DU NORD DU BAS-RHIN

www.smictom-nord67.com

Réalisation Atiweb, création de sites Internet en Alsace, Bas-Rhin